se passer des pesticides

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L'interdiction de l'emploi des pesticides sur les espaces publics et pour les particuliers a été votée en janvier 2014. Certes il y a le temps de s'y préparer, c'est pour 2020 dans les espaces publics et en 2022 pour les jardins des particuliers ! Beaucoup de collectivités ont déjà arrêté l'usage des pesticides sans avoir attendu cette interdiction : on voit de plus en plus de trottoirs enherbés ou fleuris le plus souvent de plantes modestes ne gênant pas la marche et tolérant le piétinement.
Le moment est venu de recenser les moyens d'éviter l'enherbement excessif des allées de jardin, de cultiver son potager ou son jardin d'agrément sans avoir recours aux désherbants chimiques. Il en existe, même si le résultat n'est pas toujours aussi net, peut-être faudra-t-il convenir de tolérer quelques pâquerettes ou pissenlits sur son gazon, quelques brins d'herbes dans les allées.
Le plus difficile sera sans doute la prévention et le traitement des maladies à champignons des arbres fruitiers, des plantes potagères et ornementales même si là aussi il existe déjà des solutions alternatives aux fongicides dans de nombreux cas. De même l'éloignement et la destruction des animaux ravageurs des plantes de jardin nécessitera des moyens plus contraignants que la pulvérisation d'insecticide ou l'épandage d'anti-limaces.
La préservation de notre santé et de celle de nos descendants va nous contraindre à tolérer un environnement moins artificialisé, moins soumis à nos exigences de perfection.

Pelot
Visoflorien modérateur

Bonjour, Pelot,
Je suis bien d'accord avec toi ! LA SANTE D'ABORD ! Allons-nous encore longtemps tolérer de voir nos nappes phréatiques polluées par les angrais, les pesticides et autres herbicides ??? La qualité de l'eau et des aliments est indispensable pour l'homme. 2022 c'est encore bien loin pour les jardins d'agrément je pense que l'interdiction aurait dû être immédiate !
Il ne faudrait pas oublier que lorsqu'on détruit des "ravageurs" on détruit également leurs prédateurs qui souvent ne survivent pas à la disette ! C'est ainsi que le cercle viscieux s'amorce et que nous devenons "esclaves" de nos propres erreurs ! Il n'y a qu'à voir les coûts qu'engendrerait la mort annoncée des abeilles...
Lorsque j'ai créé mon jardin, j'ai cédé à tous mes coups de coeur ! Le temps, le climat, la nature de ma terre ont fait le tri ! J'ai accepté l'évidence : seules les plantes adaptées ont survécu et se sont développées en paix. Tenir compte de ces éléments, voir la nature comme une alliée permet de s'éviter bien d'efforts vains au jardin !
Les plantes adaptées se défendent seules, lorsqu'elles sont malades ou subissent l'assaut des ravageurs c'est qu'elles ont subi des sélections ou des mutations destinées à répondre aux exigences des marchés (aspect, transport, conservation... au détriment du goût, de la saveur et des vitamines bien souvent) qui les ont fragilisées ! Le respect des saisons et des circuits courts permettrait de diminuer les pollutions et le coût.
La monoculture et l'agriculture intensive fragilisent les sols et sont gourmandes en "intrants" (angrais, pesticides, ...)qui au final représentent un coût important ! Le compostage, le BRF(bois raméal fragmenté)et le paillage sont beaucoup plus respectueux de l'environnement.
Un changement des mentalités est nécessaire pour rendre possible une modification de l'agriculture. Les consommateurs que nous sommes sont-ils prêts à augmenter leur budget alimentation et à choisir la qualité (eau, alimentation, environnement...) au détriment de la futilité du pouvoir de consommation (mode, loisirs, biens matériels, obsolescence programmée...)sans parler des conditions de travail des hommes, des femmes et des enfants des pays que nous sollicitons pour produire moins cher les biens que nous convoitons en nous donnant bonne conscience de participer à leur développement
Nous pourrions également envisager la problématique sous la lorgnette de l'emploi car une agriculture raisonnée ou encore mieux biologique (on peut rêver... soyons fous !) est pourvoyeuse d'emplois de proximité car elle nécessite inévitablement plus de main d'oeuvre.
Sans revenir au moyen âge ou à l'agiculture de nos parents,on peut adhérer au concept de "décroissance". Les connaissances actuelles et leur partage peuvent permettre de faire un bond en avant dans le respect de notre planète !

helenie
helenie
Visoflorien expert
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